
Abolition du PEQ | En prendre moins sans en prendre soin
« En prendre moins, mais en prendre soin » était le slogan électoral répété par François Legault en 2018 pour présenter sa vision de l’accueil et de l’intégration des immigrants.
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« En prendre moins, mais en prendre soin » était le slogan électoral répété par François Legault en 2018 pour présenter sa vision de l’accueil et de l’intégration des immigrants.

« Ton voisin qui vit dehors, c’est quand même ton voisin », dit un graffiti qui touche droit au cœur Annie.

Le froid polaire qui balaie la province cette fin de semaine nous rappelle de façon bien cruelle l’urgence d’offrir à chaque personne en situation d’itinérance un toit et de la dignité.

Pourquoi ne l’a-t-elle pas quitté avant ? Et lui, pourquoi ne l’a-t-on pas aidé ? Ne devrait-on pas s’intéresser à la souffrance des hommes ?

On dit des féminicides que ce sont les crimes les plus prévisibles. Qui dit prévisible, dit en principe évitable. Comment se fait-il donc que l’on n’arrive toujours pas à éviter l’évitable ? Comment se fait-il que les femmes continuent de mourir aux mains de conjoints ou d’ex-conjoints violents ?

Si acheter, c’est voter, pour quoi vote-t-on lorsqu’on achète des produits de la Chine ou d’autres pays ayant recours au travail forcé ou au travail des enfants ?

« Si j’arrive au Canada, je vais étudier fort, aider ma famille et me battre pour les droits des femmes afghanes. »

Au départ, Céline Bellot, qui a fait une formation en droit et en criminologie en France, voulait être avocate. Finalement, au détour de ses études supérieures au Québec, la professeure de l’Université de Montréal, emportée par un cancer le 4 janvier à l’âge de 55 ans, aura plutôt consacré sa trop courte vie à défendre avec passion les plus vulnérables à travers la recherche en travail social.

« Sur une échelle de 1 à 10, est-ce que tout est de la faute des immigrants ? », a demandé Jean-René Dufort à François Legault à Infoman 2025.

Il y a de ces matins de plus en plus nombreux où je dois enfiler une grosse carapace avant de lire les commentaires suscités par mes chroniques.
« Moi aussi je suis une sale conne. »
Le récit de Stéphane Guay, ce témoin de l’attentat de Polytechnique dont je racontais l’histoire vendredi, a touché droit au cœur Catherine Bergeron, sœur d’une des victimes et présidente du Comité mémoire.1
Aux 14 faisceaux illuminant le ciel de Montréal tous les 6 décembre à la mémoire des victimes de l’attentat de Polytechnique, on a eu la bonne idée, l’an dernier, d’en ajouter un 15e.
Voilà 36 ans que Stéphane Guay porte un regret secret lié à une ferme conviction : de tous les témoins de la tragédie de Polytechnique, il croit qu’il était le mieux placé pour arrêter l’auteur de l’attentat qui a tué 14 jeunes femmes le 6 décembre 1989.
Même s’il coche toutes les cases du candidat idéal à l’immigration, Maleck Kadiri a l’impression d’être renvoyé ces jours-ci à la case « néant ».
« Une carte or pour les demandeurs d’asile ? Mais quelle carte or ? Nous ne venons pas ici pour l’argent ! On laisse tout juste pour sauvegarder nos vies. C’est le souffle de vie que l’on veut protéger ! »
Ce serait logique qu’une injustice reconnue par un gouvernement en 2019 ne soit pas reconduite par ce même gouvernement en 2025. Ce serait tout aussi logique que ce qu’un premier ministre présentait comme un devoir d’humanité en 2019 ne soit pas vu comme un devoir facultatif en 2025.
En abolissant un programme phare en immigration offrant une voie rapide vers la résidence permanente, le gouvernement Legault rompt un contrat moral avec des étudiants et des travailleurs étrangers francophones qu’il avait pourtant lui-même cherché à attirer. En vue de la manifestation prévue ce lundi pour réclamer une clause de droits acquis, notre chroniqueuse s’est intéressée au parcours d’immigrants qui espèrent que Québec respectera sa promesse.
Peut-on avancer sur le chemin de la réconciliation en reculant ? Assurer la sécurité culturelle des Autochtones en ne tenant pas compte de leur avis sur la question ? Adopter une loi qui prétend apporter des changements concrets en omettant tout financement concret ? Régler les problèmes systémiques mis en lumière par la mort tragique de Joyce Echaquan en niant leur dimension systémique ? Nourrir l’espoir sans s’en donner les moyens ?
Ce sont juste des « trolls ». Une poignée d’hommes prisonniers de leur univers numérique « qui ne vont pas bien ». Des « losers » auxquels il ne faudrait pas accorder d’importance.
Aux yeux de notre système de santé, la Dre Gabrielle Brodeur St-Jacques n’est pas « productive ». Pour preuve, il y a des jours où cette pédiatre en soins palliatifs reste au chevet d’un seul enfant du matin jusqu’au soir, soulageant sa souffrance jusqu’à son dernier souffle.
Longtemps Pascale Navarro a senti le besoin de mettre des gants blancs jusqu’aux épaules pour parler de la place des femmes dans les sphères du pouvoir. Mais à l’heure de la déferlante Trump, de la montée de l’extrême droite et du masculinisme, ce temps est révolu. Il y a urgence de féminiser le pouvoir, dit-elle sans détour.
Laisseriez-vous votre enfant de 7 ans jouer à un jeu mobile figurant sur la liste « Approuvé par le personnel enseignant » de Google Play pendant que vous préparez le souper ?
Souvent, j’ai l’impression en suivant les débats politiques de plus en plus acrimonieux sur l’immigration que l’on y oublie une chose essentielle : derrière les statistiques et les seuils, il y a d’abord des humains et des rêves.
Imaginez deux mères, voisines de bureau, qui travaillent comme professionnelles au sein de la fonction publique du Québec. L’une vient d’accoucher. L’autre vient d’adopter. Est-il normal que ces deux employées du gouvernement n’aient pas droit au même traitement en matière de congés parentaux ?
« Monsieur Legault : on ne protège pas les femmes à moitié », dit le slogan d’une campagne nationale lancée jeudi dernier pour défendre les droits des femmes victimes de violence conjugale.
Que faire pour en finir avec les récidives meurtrières en matière de violence conjugale et mieux protéger les victimes ?
Voilà déjà cinq ans que Joyce Echaquan, mère atikamekw de 37 ans, est morte sous une pluie d’injures racistes à l’hôpital où elle aurait pu être sauvée.
En entendant Bushra Khalidi raconter comment sa maison familiale de Jérusalem-Est avait été prise d’assaut par des colons israéliens après la mort de sa dernière occupante, j’ai eu des réminiscences de mon premier reportage en Palestine il y a 25 ans.
« J’ai eu une vraie peine d’amour. » Cette confidence de Kim Thúy qui suscite de hauts cris n’est pas tirée d’un site à potins, mais d’une entrevue poignante que l’écrivaine à succès a accordée à Radio-Canada, à l’occasion de sa première incursion dans le monde du théâtre avec la pièce Ấm au Théâtre du Nouveau Monde. La peine dont elle parle est une peine d’amour avec un Québec qu’elle ne reconnaît plus. Un Québec qu’elle songe même à quitter tant elle est chagrinée par le discours des politiciens qui font de l’immigrant un bouc émissaire.
Toute critique de Charlie Kirk est-elle une apologie de son assassinat ?
D’aussi loin que je me souvienne, Pierre Foglia a été pour moi ce grand monsieur dont la chronique sous forme de colonne était découpée et affichée sur le frigo. À la maison, il était un demi-dieu. Ma mère le vénérait, surlignait des phrases dans ses chroniques, lisait tous les livres qu’il conseillait. Elle n’était pas la seule.