
Gouvernement du PQ | Le référendum attendra
La victoire de Paul St-Pierre Plamondon cache des lendemains difficiles pour le rêve de son parti.
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La victoire de Paul St-Pierre Plamondon cache des lendemains difficiles pour le rêve de son parti.

Jamais un parti n’aura gouverné avec un si faible appui populaire. Pour la première fois de l’histoire du Québec, moins de 30 % des électeurs ont voté pour l’équipe qui prendra le pouvoir.

Paul St-Pierre Plamondon n’aura pas « sa vraie chance » de diriger un gouvernement fort et stable.

Elle vous a peut-être paru interminable, mais elle a quand même passé vite. Le Québec vient de traverser une campagne somnambule.

Paul St-Pierre Plamondon promet de faire un référendum. Mais c’est un moyen, et non une fin. Son but est de le gagner. Comment renverserait-il la tendance lourde ?

Cela se voit à chaque campagne ou presque : un parti perd le contrôle et plonge dans les intentions de vote. Sur le tableau de bord, les lumières rouges s’allument. L’équipage tente des manœuvres désespérées, mais chacune ne fait que le rapprocher du sol.

Au moins, tout le monde a vécu des émotions fortes. Pendant quelques minutes, on a cru vendredi que le Parti québécois était infiltré par la droite américaine. Mais il arrive qu’il y ait de la fumée sans feu.

Avec cinq chefs, il ne faut pas s’étonner de l’absence d’un gagnant clair. Surtout quand tous commencent à prendre de l’expérience.

« Vivez maintenant les questions. Peut-être en viendrez-vous à vivre peu à peu, sans vous en rendre compte, un jour lointain, l’entrée dans la réponse. »

Si le débat de Noovo Crave avait un titre, ce serait : « Oui, mais le référendum ? » La raison n’est pas difficile à comprendre.

Ce n’est pas ainsi que les débats se passent habituellement. Pas pour un parti au pouvoir depuis huit ans, du moins.

Un conseil pour ceux qui ont déjà préparé le popcorn pour le lundi 5 octobre : travaillez votre tolérance à l’ambiguïté. Si rien ne change, vous vous coucherez sans savoir qui prendra le pouvoir. Et vous ne le saurez probablement pas non plus le lendemain en mangeant vos céréales.

Ce message s’adresse à la toute petite minorité de citoyens qui examinent les cadres financiers des partis : réjouissez-vous, vous avez évité de lire une erreur.

Il y a deux catégories de promesses : celles sur les intentions, et celles sur les résultats.

Christine Fréchette étire l’élastique qui lui permet de passer la même journée de cheffe de la CAQ en campagne à première ministre qui défend la nation face à Donald Trump.

« Ah non, le Québec a la bombe [nucléaire]… » Dans un épisode des Simpson, un faux Bill Clinton s’inquiétait de son voisin. C’était drôle parce que c’était absurde, et pas seulement à cause de la bombe. À Washington, personne ne fait d’insomnie à cause du Québec.

Donald Trump ne fait pas qu’attaquer le Canada. Il perturbe aussi la campagne québécoise. Son ombre risque de la transformer en concours de personnalité, au bonheur de Christine Fréchette.

« Si on ramasse Orford […], je pense qu’on va se mettre aux shooters ! »

À la veille du déclenchement attendu de la campagne électorale, on peut déjà faire un bilan. Cette année, la récolte de candidats est hâtive, et elle est plutôt bonne.

Des militants péquistes froncent les sourcils en voyant l’arrivée tardive de l’ex-solidaire Vincent Marissal. Mais s’ils surmontent leur surprise, ils se réconcilieront avec le choix du chef. Car ce choix est plus logique qu’il n’y paraît.

La précampagne électorale québécoise n’est plus la même. L’agression commerciale de Donald Trump force tout le monde à adopter sa stratégie. Et Christine Fréchette en est, sans l’avoir cherché, la principale bénéficiaire.

C’est une anomalie en politique québécoise, et canadienne aussi.

La droite économique revient au cœur des priorités du Parti conservateur du Québec (PCQ). Elle se ressent aussi un peu chez son principal rival dans la Capitale-Nationale, le Parti québécois (PQ), et ce n’est pas une coïncidence.

L’information était disponible, mais il fallait sortir sa calculatrice et son calendrier.

Christine Fréchette n’avait pas la légitimité pour négocier une nouvelle entente d’au moins 45 milliards avec Terre-Neuve-et-Labrador, répète le Parti québécois.

Ne vous attendez pas à entendre beaucoup parler d’environnement lors de la prochaine campagne.

Depuis la guerre commerciale déclenchée par les États-Unis, on oublie qu’une négociation n’a pas besoin d’être un jeu à somme nulle où le vainqueur humilie son adversaire.

L’apparence de stabilité est trompeuse.

Simplifiez les règles et ils viendront. C’était le plan de Mark Carney et de Danielle Smith.

Mark Carney est en train de gagner son pari pétrolier. Sur le plan strictement politique, du moins.

Les chefs de parti auront un été court. Que liront-ils pendant leur bref répit estival, avant le départ des autocars électoraux ? Voici leurs projets de lectures, ou leurs recommandations de livres récemment terminés. Avec, à notre demande, des recommandations pour leurs adversaires.

En juillet 1994, le camp souverainiste était embarrassé. Un reportage de Chantal Hébert dans La Presse rapportait des propos tenus en privé par Jacques Parizeau.

Il manquera un chapitre au Livre bleu. Mardi, le Parti québécois (PQ) détaillera son projet d’indépendance. On sait déjà toutefois qu’un des aspects les plus délicats en sera absent : les relations avec les Premières Nations et les Inuits.

Charles Milliard promettait un plan sur le français qui serait « meilleur » que celui du gouvernement caquiste. Sans surprise, la proposition libérale va moins loin. Mais elle est tout de même un peu plus robuste que prévu. Il brise même un tabou sur la langue au cégep.

Le Québec est moins polarisé qu’on ne le prétend. Les citoyens se parlent encore1, et les élus aussi.

Sur le tableau de bord libéral, une lumière jaune s’allume. Notre sondage Synopsis est un signal d’alarme pour Charles Milliard. Sa pente à remonter est abrupte et le temps file.

Charles Milliard accuse les caquistes de représenter le camp du « Noui » au sujet de l’indépendance, mais le chef libéral entretient une ambiguïté semblable au sujet de la langue.

Avec l’habileté qu’on lui connaît, Éric Duhaime a transformé un des pires moments de la session conservatrice en apparence de victoire.

Les libéraux ont mis leur imagination au travail cette semaine.

Pour la population, la nouvelle est excellente. Le Québec reçoit enfin le financement fédéral promis pour construire et rénover des hôpitaux, des logements et du transport collectif, entre autres.

Peu importe ce qu’on fait, on perd. Si on dénonce la bravade des suprémacistes blancs, on leur donne la visibilité convoitée. Mais si on se tait, on risque de la cautionner indirectement.

Au moins, doit se dire Christine Fréchette, ce n’était pas durant la campagne électorale. La première ministre vient de connaître sa pire semaine depuis qu’elle a succédé à François Legault.

Le grand recul climatique de Mark Carney a maintenant un symbole et un sacrifié : Steven Guilbeault. Après avoir démissionné du gouvernement l’automne dernier, il annoncera ce mercredi quitter le caucus et mettre fin à sa carrière politique à l’été.

À quoi vous servira le beau gros dollar de plus dans vos poches par semaine ? Quinze minutes de stationnement au centre-ville ? La moitié d’un petit café filtre à la chaîne populaire du coin ?

Ce serait comique s’il n’y avait pas autant de gens fâchés.

Pour le Parti québécois, c’est un signal d’avertissement, un autre. Le rapport des OUI Québec s’ajoute à une pile déjà bien garnie, dans laquelle on trouve d’ailleurs les mises en garde faites par Paul St-Pierre Plamondon avant qu’il ne devienne chef.

Le Parti québécois vient peut-être d’aider malgré lui Christine Fréchette.

Mark Carney vient d’enfoncer le dernier clou dans le cercueil du plan vert du Canada. Il n’en reste presque rien, à part les slogans creux et ceux qui font encore semblant d’y croire.

La stabilité des chiffres de notre sondage est trompeuse. Au sommet, l’égalité entre péquistes et libéraux se confirme. La tendance semble lourde, mais elle repose sur des fondations fragiles. Sous les meneurs, les plaques tectoniques bougent.

La fiscalité repose sur un équilibre précaire qui requiert une surveillance constante. La moindre brèche sera exploitée et menacera l’édifice.